ÐÏࡱá > þÿ > @ þÿÿÿ = ÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿÿì¥Á Y ¿ †0 bjbjóWóW D ‘= ‘= †, ÿÿ ÿÿ ÿÿ ] œ œ œ œ œ œ œ ô ô ô ô ô 4 ô û ¶ H H H H H H H H À       $ ± ô ¥ V æ œ H H H H H æ œ œ H H H H Ä œ H œ H À ° " Ò " œ œ œ œ H À À œ œ À H 4 pÅùáÐ*¿ô ô ” À http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2079-30203-QUO,00.html Les nouveautés du « plan social étudiant » restent confidentielles Promise par Lionel Jospin en 1997, la réforme des aides sociales versées aux étudiants vient d'entrer en vigueur. Limitée par rapport aux ambitions initiales, elle vise à augmenter de 15 % le niveau moyen des aides et à porter à 30 % en 2001 la proportion d'étudiants boursiers Mis à jour le mardi 9 novembre 1999 PLAN SOCIAL ÉTUDIANT, fin du premier acte. Le ministère de l'éducation nationale et les étudiants ont pu, lors d'une réunion de suivi tenue fin octobre à la demande de l'UNEF-ID, dresser un bilan partiel des promesses faites par Lionel Jospin en juin 1997, déclinées par Claude Allègre en 1998 et appelées à se concrétiser à la rentrée universitaire 1999 : un plan social couvrant les aides sociales, la citoyenneté, le transport, le logement et la santé, et dont la réalisation, pour l'heure, se limite au développement des bourses étudiantes. Claude Allègre héritait pourtant de la promesse lancée par Jacques Chirac en 1995, reprise par François Bayrou, d'un véritable statut social, assorti d'une allocation sociale d'études unifiée. « Un dossier vide », avait affirmé l'actuel ministre de l'éducation en prenant ses fonctions, coupant court à l'espoir suscité par le cadeau empoisonné que lui avait légué la droite. Un rapport commandé à Bernard Cieutat, conseiller à la Cour des comptes, avait chiffré en janvier 1997 à 27 milliards de francs les multiples aides dont peuvent bénéficier les 2,2 millions d'étudiants. La nécessité d'une refonte complète du système d'aides - directes et indirectes, budgétaires et fiscales - est alors apparue. Elle n'aura pas lieu, le gouvernement ayant renoncé à une réforme de la fiscalité qui ôterait aux classes moyennes et supérieures la possibilité de cumuler la demi-part fiscale allouée aux enfants étudiants et l'allocation de logement social (ALS). Ramené, pour l'essentiel, à une extension des aides directes, le plan / ! ! ! ! ! ! ! ! ! / annoncé en juillet 1998 affiche l'objectif d'augmenter de 15 % le niveau moyen des aides et d'atteindre une proportion de 30 % de boursiers d'ici à 2001. PROMESSES NON CONCRÉTISÉES Cet objectif, qui sera vraisemblablement atteint, dépasse celui que Lionel Jospin s'était fixé en 1991 quand il était ministre de l'éducation (25 %) et qu'il n'avait pas réussi à concrétiser. Deux principes sont énoncés : la nécessité pour les étudiants de construire leur autonomie et celle de réexaminer les aides publiques à partir d'une analyse de la situation sociale des étudiants, en évitant des ruptures préjudiciables à la réussite. L'Etat, dit un document préparatoire au plan social, doit prioritairement agir pour les 30 % de familles d'étudiants qui déclarent un revenu imposable inférieur à 100 000 francs par an, et les 5 % à 10 % d'étudiants en voie de paupérisation. Les bourses sur critères sociaux sont donc nettement revalorisées : 808 millions de francs supplémentaires sont inscrits au budget 1999 à ce titre et 675 millions dans le projet de loi de finances 2000. Davantage d'étudiants sont appelés à bénéficier de ces aides : le ministère compte toucher 20 000 boursiers de plus en 1999 et 36 000 en 2000. Deux innovations voient par ailleurs le jour : les bourses de mérite et les allocations d'études (lire ci-dessous). Le plan contenait aussi des engagements en matière de citoyenneté, qui restent à concrétiser pour la plupart. La promesse d'attribuer aux élus étudiants les présidences des conseils d'administration du Centre national et des centres régionaux des oeuvres universitaires (Cnous et Crous) s'est traduite, dans 25 Crous sur 28, par l'attribution des vice-présidences aux représentants étudiants. Si le ministère s'affirme convaincu du bien-fondé de cette mesure, il laisse entendre qu'elle ne fait pas l'unanimité au sein du gouvernement. En pleine affaire MNEF, certains jugeraient le moment inopportun pour confier plus de responsabilités aux organisations d'étudiants. Le 10 octobre, l'éducation nationale a ainsi nommé Anne-Marie Leroy, ancienne directrice des affaires internationales du ministère, à la présidence du conseil d'administration du Cnous. Le 26 octobre, l'ensemble des représentants des étudiants et des personnels ont voté contre le budget du Cnous : il baisse de 0,74 %, « en contradiction avec les promesses sociales du ministre ». ARBITRAGES EN COURS Autre mesure, les « commissions de sites » associant, dans chaque université, le président, les étudiants et les élus locaux, et devant mettre en place une charte de la vie étudiante, « doivent être installées avant Noël », selon le ministère. Ces nouvelles commissions, dont la mise en place dépend de la bonne volonté des universités, devraient traiter une autre mesure du plan qui n'a pas pu faire l'objet d'un règlement général : l'harmonisation des réductions tarifaires dans les transports régionaux. Enfin, d'autres annonces du plan sont renvoyées à la réalisation du plan « Université du troisième millénaire », dont les arbitrages sont en cours. Ce plan, cofinancé par les régions et l'Etat, doit prendre en charge l'extension du programme de maisons de l'étudiant et une partie significative de la rénovation des cités universitaires (80 000 chambres restent à rénover et 15 000 à créer, pour un coût estimé à près de 7 milliards de francs). Ces promesses ne commenceront à se concrétiser qu'à la rentrée 2002. Nathalie Guibert Des dispositifs variables en Europe En 1996, 30 % des étudiants étaient boursiers et 12 % bénéficiaient d'un prêt dans l'Union européenne. Les sommes consacrées à cette aide représentaient en moyenne 17 % des dépenses publiques dans l'enseignement supérieur (12 milliards d'euros en moyenne). Ces chiffres sont issus d'une étude que vient de publier Eurydice, réseau d'information de la Commission européenne. Les pays nordiques reconnaissent l'indépendance financière complète des jeunes (aucune aide n'est apportée aux familles) dans le cadre de la gratuité d'accès aux études. Ce dernier principe vaut aussi en Allemagne, en Grèce et en Autriche, qui fournissent des aides aux familles, identiques pour les jeunes enfants et les étudiants. La Belgique, la France et les pays latins ont introduit une contribution privée, les frais d'inscription, mais défendent la responsabilité des familles en offrant avantages fiscaux et allocations. En France, les bourses ciblent les étudiants démunis, mais une partie des aides aux familles favorise les plus nantis. 440 000 boursiers en 1999 Effectifs. 26 % des étudiants sont boursiers en 1999 ; ils devraient être 28 % en 2000 et 30 % en 2001, soit 510 000 boursiers pour 1,7 million d'étudiants relevant du ministère de l'éducation nationale. Budget. 7,8 milliards de francs sont inscrits dans le projet de loi de finances 2000 au titre de l'aide sociale étudiante, une somme en augmentation de 9,4 % (+ 677 millions de francs) par rapport à 1999. Catégories. - Les bourses sur critères sociaux se répartissent en cinq échelons selon les ressources des familles. En 1999, 80 742 étudiants touchent une bourse à l'échelon 1 (7 542 francs par an). Le plafond maximal des ressources familiales pour accéder aux bourses du premier échelon a été relevé de 6 % pour 1999, une mesure qui doit permettre à 7 500 étudiants supplémentaires d'en bénéficier. 48 579 étudiants touchent une bourse à l'échelon 2 (11 286 francs) ; 49 558 à l'échelon 3 (14 544 francs) ; 48 136 à l'échelon 4 (17 712 francs) ; et 179 870 à l'échelon 5 (20 682 francs). L'échelon zéro des bourses, qui doit couvrir 19 000 bénéficiaires, correspond à l'exonération des droits d'inscription et de Sécurité sociale (2 000 francs environ). Les bourses sur critères sociaux sont désormais attribuées sur l'ensemble des deux ou des trois années du premier cycle universitaire, incluant un éventuel redoublement (13 200 étudiants concernés). - Les bourses de mérite (40 005 francs) sont attribuées à 400 étudiants. - Les bourses sur critères universitaires vont de 20 286 francs à 23 976 francs. Elles concernent 7 186 étudiants de DEA, 4 130 de DESS, 1 775 futurs agrégés, 674 étudiants des formations à la fonction publique. D'autres aides s'ajoutent à ces bourses. Les aides individualisées exceptionnelles concernent 14 551 étudiants. Les allocations d'études (7 000 prévues) concernent des étudiants n'ayant pas droit aux bourses et vivant en situation d'autonomie. @ š } – 3 _ { Ý ô < › ] v + { Ù Ä é Þ" Å# 9&