Les Soviets et l'électricité ?
Éléments sur l'histoire du site www.unef.org

Ce site a eu son heure de gloire, au moment de la prétendue réunification UNEF/UNEF-ID, où il fut le porte-drapeau de la lutte de ceux qui voulaient maintenir l'UNEF, et son forum le carrefour de tous les affrontements. Il sombra ensuite, avec l'échec de cette lutte et les déchirements entre ceux qui l'avaient menée, dans la marginalité, puis ne fut plus mis à jour. En cette année du centenaire de la première UNEF, ceux qui furent ses administrateurs ont voulu le reprendre pour en faire un site historique sur leur syndicat disparu.

Son sujet est désormais l'histoire de l'UNEF, celle qui exista de 1971 à 2001. Cette page a l'ambition, plus modeste, de raconter l'histoire du site. Nous en avons conservé trois versions intégrales, ici publiées, que vous pouvez ouvrir dans une nouvelle fenêtre en cliquant sur les liens : celle de juillet 2000, juste après l'ouverture de la crise finale par les élections du CNESER de juin. celle de décembre 2000 (la plus complète), après le "congrès" de l'UNEF qui semblait avoir enterré le processus de réunification, enfin, la dernière, de mars 2003, dernière tentative d'exister du dernier avatar de notre lutte, le réseau UNEF Résistance syndicale.

Nous publions aussi toutes les pages de une du site que nous avons pu conserver ou retrouver (grâce au merveilleux site www.archive.org). Il en manque (notre souci d'archivage n'a pas été constant, surtout dans les périodes de forte activité) mais l'ensemble donne un bon aperçu de son évolution. Vous pouvez les faire apparaître, également dans une nouvelle fenêtre, soit en utilisant les liens de l'exposé qui suit, soit en naviguant, à partir de la première, avec les liens que nous avons ajoutés en haut de chacune (Les principales sont en vignettes ci-contre, avec des liens également).

I- Des débuts modestes : le temps du bricolage (rentrée 1998 - juin 2000)

Beaucoup se sont demandé avec inquiétude comment un site appelé unef.org avait pu tomber entre les mains de gens tout à fait hostiles à la dernière direction de l'UNEF, et représenter dans celles-ci un atout majeur, non décisif hélas, pour combattre ses projets.

C'est une histoire assez compliquée, qu'il nous semble utile de raconter ici. À la rentrée 1998, Guirec Manceau, jeune bachelier, s'inscrit en Droit à l'Université d'Évry, et prend sa carte, par tropisme familial, à l'UNEF locale, qui existe fort peu, et dont il devient presque immédiatement président, faute alors d'autres militants. Passionné d'informatique, et conscient de ses hautes capacités en la matière, il entreprend aussitôt de doter le syndicat qu'il dirige d'un site web. À l'époque, l'idée était originale. La vie était plus belle, et le soleil plus brillant qu'ajourd'hui, mais côté informatique et internet, c'était fort différent : une affaire de spécialistes. En militant respectueux des hiérarchies, il téléphone alors au bureau national, pour demander comment héberger son site local sur le site national, www.unef.eu.org, alors à l'état d'embryon (et qui ne dépassera jamais ce stade). Panique et manœuvres dilatoires : personne n'est capable, rue Pailleron, de répondre à sa question.

Ne doutant de rien, Guirec, qui a constaté que le nom de domaine unef.org n'appartenait à personne, l'achète pour y publier son site. Au BN, on ne s'en inquiète pas, partie parce qu'on ne comprend pas grand-chose à ces trucs là, partie parce que ce garçon a l'air inoffensif, et de bonne volonté. Guirec cherche alors d'autres AGE ayant des sites web, par curiosité d'abord, aussi parce que l'hébergement coûte cher (c'était décidément une autre époque) et qu'il voudrait bien partager les frais. C'est ainsi qu'il se trouve en contact avec l'UNEF Paris IV, qui a alors un petit site hébergé gratuitement par altern, et renvoyé au seul militant que ce site intéresse, un déjà vieux bureaucrate, Emmanuel Lyasse, secrétaire à l'organisation de l'AGE, qui a bricolé ces quelques pages sur les ordinateurs de la rue d'Ulm, n'ayant pas d'ordinateur chez lui, ni de connexion à l'Université (quand on vous dit que c'était une autre époque). Le premier contact est plutôt frais, dès que Guirec parle d'argent, chose que les syndicats étudiants ont rarement, et qu'ils cherchent à cacher quand ils l'ont. La méfiance est renforcée par le soupçon que Guirec soit un suppôt de la direction nationale.

Mais Guirec ne se décourage pas, et revient à la charge quand un procès stupide contraint altern à arrêter l'hébergement gratuit. Il sait alors trouver les mots pour convaincre son interlocuteur : ce sera gratuit. Le site unef.org cesse alors d'être la seule affaire de l'UNEF Évry, qui continue pourtant à en assumer seule le coût financier. C'est aussi le début d'un lien privilégié entre l'AGE de Paris IV, alors au sommet de sa gloire, et la jeune UNEF Évry.

Ainsi, après le 79e congrès (avril 1999), auquel il a assisté partiellement et passivement, c'est à Emmanuel Lyasse que Guirec s'adresse pour lui demander de lui expliquer les tendances de l'UNEF. Tous ses interlocuteurs précédents lui avaient expliqué que non, il n'y avait pas de tendances, mais il avait retiré de la dernière matinée du congrès une impression contraire. Emmanuel Lyasse lui explique sans rire qu'il y a deux tendances qui ne sont là que pour servir les intérêts d'appareils politiques éloignés de ceux des étudiants et une, dont Paris IV fait partie (ça vous étonne ?) dont le seul but est de faire du syndicalisme. La suite semble montrer que cette explication lumineuse a convaincu Guirec.

Entre-temps, le secrétariat national avait eu l'idée d'utiliser ses talents pour faire enfin un site national de l'UNEF. Guirec prépara un projet, mais le secrétariat ne donna aucune suite quand il comprit qu'il avait de mauvaises fréquentations. Le projet ne fut pas perdu pour tout le monde : l'UNEF Paris IV le récupéra, et son site devint ainsi, d'un bricolage banal, le plus beau site syndical étudiant d'alors (qu'il reste à ce jour. Voir la page Paris IV, dans la rubrique AGE).

Il n'y avait pas alors de site unef.org à proprement parler, juste deux sites d'AGE, evry.unef.org et paris4.unef.org. Guirec eut l'idée d'y ajouter un forum de discussions, dont les débuts furent assez modestes, faute de militants disposant d'adresses électroniques. Ses archives partirent d'ailleurs en fumée en juillet 1999 à la suite d'une fausse manœuvre. Il reprit à zéro à la rentrée 1999 (voir la rubrique Archives forum).

C'est le premier état du site dont nous ayons pu trouver trace : la une ne fait que proposer des liens vers les deux sites d'AGE et le forum, et renvoyer au site de l'Union nationale (qui n'avait pas évolué depuis un an).

Guirec eut petit à petit l'idée de meubler cette page de une. Il y mit d'abord une pétition lancée par le BN dans la perspective des élections aux CROUS, qui doit à cette initiative de ne pas être tombée dans l'oubli comme toutes les autres de la même farine, puis, l'affaire de la MNEF faisant rage et touchant de fort près l'UNEF-ID, un lien vers le dossier de Libération à ce sujet. Quand l'UNEF Évry décida de participer à la réunion de l'intersyndicale Ensemble contre les réformes Allègre à Lille, il ajouta un lien vers le site ECRA. Ce fut la première manifestation d'hostilité à la direction de l'UNEF sur le site. C'est le deuxième état que nous ayons conservé. Ensuite vint la pétition Sauvons le CAPES et l'Agrégation.

Après la défaite des CROUS 2000, qui fut le prélude de ce qui devait être la crise finale de l'UNEF, des militants, dont Emmanuel Lyasse et Guirec Manceau, des AGE de Paris IV, Évry et Paris I, publièrent un texte intitulé Le triomphe de la machine à mentir aux étudiants, puis les trois AGE lancèrent un appel au renouveau syndical, dans la perspective des élections au CNOUS et au CNESER. Ces deux textes apparurent naturellement sur le site. En même temps, nous offrîmes à l'UNEF Lyon, qui avait pris depuis la rentrée des positions hostiles à la direction nationale et à la perspective d'unification avec l'U-ID, d'héberger le site web qu'elle venait de créer, ce qu'elle accepta (malheureusement, il est resté à l'état d'ébauche). Nous ajoutâmes en mai une annonce pour une initiative culturelle de l'UNEF Paris VIII (en fait, de quelques uns de ses adhérents), partie parce que nous la jugions intéressante, partie pour atténuer l'impression que le site était devenu celui d'une tendance, partie peut-être pour tenter de nous faire de nouveaux amis. Ainsi se présentait le site en mai 2000. Parallèlement, le forum prenait progressivement de l'importance. Au BN rue Pailleron, on commençait à s'en inquiéter, voire à parler de faire procès, mais il était un peu tard.

II— Au temps des espoirs et des illusions, la gloire (juin - décembre 2000)

Le tournant capital fut, pour le site aussi, la décision du BN du 2 juin 2000, imposée au CN du 3, de ne pas présenter la liste UNEF au CNESER le 5, mais de rejoindre celle de l'U-ID, dans la perspective de l'unification que nous croyions tous enterrée. Le forum devint aussitôt le point de convergence de tous ceux qui refusaient cette décision (en un an, le nombre de militants ayant un accès internet avait considérablement crû). Le lundi 5 au soir, la une du site fut bouleversée pour faire place au communiqué annonçant le dépôt de la liste alternative, incomplète mais complétable. (Elle n'est pas très jolie: le communiqué a été rédigé, envoyé, et mis sur le site en une nuit. Nous étions plus préoccupés par l'urgence que par la mise en page).

Le site fut dès lors le porte-parole des AGE qui refusaient la liquidation de l'UNEF, durant tout le mois de juin, reprenant à la une tous leurs communiqués au fur et à mesure. C'est aussi à ce moment là qu'apparut à la une, l'image animé du logo rouge de l'UNEF écrasant le logo vert de l'U-ID, œuvre de Pierre Bréau, ancien président d'AGE de l'U-ID passé à l'UNEF (ci-contre). Nous n'avons rien conservé des nombreuses unes de ce mois, qui changeaient dans la hâte à chaque nouvel événement, le plus souvent par des manipulations faites directement en ligne. Mais tous les communiqués ont été repris dans les pages intérieures du site jusqu'à sa fin, et peuvent être lus aujourd'hui ici, dans la version de juillet 2000 ou dans celle e décembre 2000.

Karine Delpas et son équipe passèrent alors de velléités d'attaque en justice à des menaces clairement formulées, dans un but manifeste d'intimidation, mais ne donnèrent suite à aucune.

À partir de ce moment là, il nous semble clair que le site a vocation à devenir celui de l'UNEF que nous croyons être en train de reconstruire. Nous essayons donc de lui donner un contenu plus syndical, moins fractionnel, pour s'adresser à tous les étudiants, et non seulement aux militants de l'UNEF, en en faisant, dès début juillet, un des supports de la campagne SOS-Inscriptions menée conjointement, contre l'UNEF-ID et ceux qui l'ont ralliée, par les AGE de Paris IV, Évry, Paris I et Paris XII.

Quelques jours plus tard, nous en donnons une version nettement étoffée, la première que nous ayons eu l'idée d'archiver intégralement, avec les affiches que nous avons fait tirer pour cette campagne (ci-contre, l'affiche SOS Inscriptions), un guide de l'aide sociale (adapté de celui de Paris IV, déjà repris par Évry) et des textes sur la politique de casse de l'Université publique issus de Paris IV et de l'intersyndicale ECRA. Nous donnons au site un titre en affichant Bienvenue sur le site des Associations générales étudiantes de l'UNEF. Nous avions depuis longtemps supprimé la formule "Ce site n'est pas celui de l'Union nationale" pour la remplacer par un "Bienvenue", qui n'engageait à rien, mais laissait planer l'incertitude. Le site se déclare désormais ouvertement celui de la base en révolte contre la direction nationale (ce qui est assez juste, d'ailleurs, à quelques AGE près, deux ou trois à cette époque, une ou deux à partir de l'automne).

Après le CN du 23 septembre, d'où les nôtres étaient sortis en se déclarant majoritaires, nous publions leurs communiqué, puis l'invitation à une conférence nationale des AGE (une non conservée), puis l'appel qu'elle lance, dit d'Antony.

Dès la fin du "congrès" d'Orsay des 11 et 12 novembre, nous en donnons l'analyse faite par la FAGIF (vieux nom alors repris par les AGE de Paris IV, Evry, Paris I et Paris XII) sous le titre L'UNEF veut vivre, avant de proposer un bilan plus large, après les assises sans résultat de décambre à la Mutualité (ci-devant congrès de réunification) optimistement titré La fin d'un bluff de la direction de l'UNEF-ID. Voici le site complet alors. Avec le recul, ça semble parfaitement idiot, mais dans le contexte, ça nous paraissait un acquis. Nous étions conscients que la rénovation serait beaucoup plus difficile que nous le croyions en juin, mais convaincus qu'il ne serait plus question d'unification, faute de partenaire : l'U-ID qui s'était ridiculisée en annonçant pour décembre un congrès d'unification à la Mutu qui n'avait pas eu lieu nous paraissait devoir comprendre que nous n'étions pas comestibles et considérer comme discréditée la direction Delpas qui l'avait menée à cette situation. Nous avions sous-estimé deux choses  l'incapacité de la plupart des AGE à poursuivre localement un travail syndical, et l'obstination réunificatrice de ce que nous appelions l'Ennemi héréditaire.

III— Mort de l'UNEF, derniers soubresauts (hiver 2000 - printemps 2003)

Pendant l'hiver, le site subit l'atonie de l'Union nationale et des AGE, et n'évolue guère, sinon pour une nouvelle mise en page, destinée à évoquer l'en-tête officiel de l'UNEF, déjà repris par nos communiqués. Il signale la grève de Montpellier en mars.

Il se réveille avec le retour, au printemps, du projet d'unification, pour en proclamer notre refus.

Après le désastreux CN du 13 mai 2001, le site affiche fièrement Nous ne dissoudrons pas l'UNEF, tandis que le forum devient rapidement le lieu des déchirements entre adversaires de l'unification, au moment où la crise de l'UNEF Paris IV a fait d'Emmanuel Lyasse un sans-AGE. C'est aussi à ce moment-là que certains commencent à poser la question : pourquoi le site est-il géré par la seule UNEF Évry ?, et à demander que ça change, question qui reviendra au moment de la création de l'UNEF Résistance. Il est presque inutile de vous dire que si nous n'avions pas répondu à cette question en usant, faute d'arguments démocratiques, de la violence la plus extrême, vous n'auriez pas le bonheur de nous lire aujourd'hui ici.
Le site soutient ensuite, naturellement, la convocation d'une assemblée générale extraordinaire de l'UNEF lancée officiellement par Paris I, en fait rédigée par Emmanuel Lyasse et soutenue par Lille et Évry, puis, quand les atermoiements de Paris ont provoqué l'échec de la conférence et son explosion ridicule en trois blocs, devient logiquement le site du bloc Évry / Lille / Emmanuel Lyasse (proclamé pour l'occasion président d'une AGE de Paris IV maintenue qui n'a que deux adhérents), le seul qui ait refusé de renoncer à revendiquer la continuité historique avec l'UNEF. En juillet, le SOS inscriptions revient sur le site, sans grande perspective puisque les chaînes d'inscription ne sont tenues qu'à Évry. Nous reprenons aussi un texte de la FSE sue les ECTS, un geste d'ouverture que la FSE traitera, comme beaucoup d'autres de notre part, par le mépris.

À l'automne, la lutte contre la guerre en Afghanistan est l'occasion de se réconcilier avec l'AGE de Paris I qui, après plusieurs changements de nom et une explosion, réduite à quelques adhérents, devient finalement Oxygène pour des raisons aussi compliquées qu'amusantes, et de publier un appel commun, signé aussi par l'UNEF Nice (qui ne donnera plus signe de vie ensuite) et l'UNEF Lyon.

En décembre, l'UNEF Évry, en accord avec l'AGEL-UNEF (Lille), avec Emmanuel Lyasse et avec le désormais Oxygène, lance une invitation à une réunion de relance pour les 5 et 6 janvier, sur le mot d'ordre de résistance syndicale, rejetant à la fois l'UNEF dite réunifiée, et la FSE, qui vient d'accueillir les ex AGE UNEF de Paris IV et Paris XII et de mener une opération de déstabilisation à Paris I, et a refusé de prendre position sur la guerre en Afghanistan. Le site la relaie et devient, toujours sous en-tête UNEF, le site de la Résistance syndicale.

La réunion ne rassemble finalement que ses organisateurs. L'ambiance est bonne, le bilan positif, mais limité à eux : décision de créer un réseau UNEF Résistance syndicale entre associations membres de l'UNEF reconnaissant de reconnaître sa dissolution, adoption d'un appel à la Résistance syndicale, d'une analyse de la réforme Lang (les ECTS) et de statuts, qui ne seront jamais ni déposés ni publiés.

Après deux mois de laborieuses négociations avec les derniers autres débris de l'UNEF pour tenter de les rallier, nous nous résignons à publier l'appel et l'analyse des ECTS sur le site, qui devient officiellement le site de l'UNEF Résistance syndicale, avec un nouveau logo et un en-tête complété d'une ligne après la mention du renouveau de 1971. Mais cette UNEF là ne groupe que deux syndicats l'AGEL (Lille) et l'UNEF Évry, un embryon de syndicat, Oxygène, à Paris I, et un fantôme de syndicat à Paris IV.

Le site change ensuite fin avril pour reprendre un communiqué sur le deuxième tour de l'élection présidentielle.

Avec les élections du CNESER 2002, le ciel s'éclaire, le soleil luit : la FSE nous sollicite pour une liste unitaire, nous posons des conditions qui nous semblent drastiques. Surprise : elles sont acceptées. Grande réconciliation. Nous nous croyons revenus deux en arrière. Las : SUD, dont la FSE nous avait garanti l'acceptation de nos conditions, n'accepte rien du tout, et après avoir maintenu l'ambiguïté jusqu'au dépôt de la liste, impose une profession de foi scandaleuse. La FSE, pourtant majoritaire sur la liste, l'accepte. Nous la refusons avec indignation. Les négociations étaient restées secrètes pour l'essentiel à la demande de nos partenaires. Nous publions notre déception sur le site, et la développons sur le forum. Nous avions du moins la satisfaction d'avoir manifesté de façon significative, et décisive tant quant à l'existence de la liste, qui n'aurait pu être complète sans, que quant au résultat, qui aurait été différent si nous n'avions pas refusé de voter pour elle, l'existence de l'UNEF Résistance. Ce sera la dernière fois.

À Lille, l'AGEL-UNEF est en train de sombrer. À Paris I, de nouveaux adhérents, connus de nous pour nous avoir été radicalement hositles depuis des années (ils n'étaient même pas jeunes) et admis à notre grande surprise, puis malgré nos protestations, imposent un changement de ligne qui conduit finalement Oxygène à la FSE en juillet 2003. Une dernière tentative à Paris IV, à l'occasion des élections aux conseils centraux de mars 2003, connaît, pour une fois, un succès relatif, mais annihilé par son absorption par Oxygène en route vers la FSE.

Nos dernières velléités d'existence sont principalement liées à la lutte contre la guerre en Irak. Elle domine les dernières mises à jour du site en novembre (avec aussi un appel à soutenir la grève du Mirail) et en janvier. Est-ce dénégation ou provocation si nous rajoutons à ce moment là la musique de la Jeune garde à l'ouverture du site ? Nous ne saurions le dire aujourd'hui.

En mars 2003, nous nous décidons à mener une remise en ordre générale, avec une nouvelle présentation. Il est malheureusement trop tard : il n'y a plus d'UNEF Résistance, sinon un syndicat local à Évry. Le site en est resté là jusqu'à ce jour : nous en donnons ici l'intégrale, moins la partie de l'historique qui était déjà là en décembre 2000.

*
*    *

Ce site a d'abord été celui d'une AGE de l'UNEF, puis de deux. Il est devenu ensuite celui d'une tendance oppositionnelle, puis de presque toutes les AGE de l'UNEF tentant de reconstruire leur Union nationale. Il a fini comme celui d'un groupuscule dont les ambitions, pourtant modestes, ne purent être tenues.

Aujourd'hui, il revient comme un témoignage sur l'ensemble de cette période, avec tous les documents que nous en avons conservés. Cela suffirait à justifier son existence. Mais notre ambition est, si nous trouvons des concours suffisants parmi tous les anciens de notre syndicat, de le consacrer à toute l'histoire de l'UNEF rénovée en 1971 au 59e congrès de Paris, morte au printemps 2001 sans avoir compris comment ni pourquoi, pour servir à tous ceux qui voudraient des informations sur une conception du syndicalisme étudiant disparue sans laisser de postérité.

Nous n'avons pas pu sauver l'UNEF. Du moins travaillons-nous désormais à lui bâtir un tombeau.

Emmanuel Lyasse, Guirec Manceau

 




Le site de l’UNEF Évry en mai 1999 (plus ancienne version conservée)





La une du site de Paris IV en novembre 1999 (plus ancienne version conservée)





Le site officiel de l’UNEF tel qu’il est resté de 1997 à 2001

(lien externe vers le site www.archive.org)




La une du site unef.org à la rentrée 1999





La une du site en février 2000





La une du site en mai 2000





La une du site en juin 2000




La une du site début juillet 2000





La une du site vers le 15 juillet 2000





La une du site fin octobre 2000





La une du site début décembre 2000





La une du site en février 2001





La une du site en juin 2001





La une du site en octobre 2001





La une du site en mars 2002





La une du site en novembre 2002





La dernière version, en mars 2003