> FAGIF UNEF: Communique de presse, 13 novembre 2000

UNION NATIONALE
DES
ETUDIANTS DE FRANCE

ð FondŽe ˆ Lille en 1907 ð Reconnue d'utilitŽ publique le 16 mai 1929 ð Membre fondateur de l'UIE ð
ð Charte de Grenoble, 1946, naissance du syndicalisme Žtudiant ð Fondatrice de la MNEF ð
ð 59me Congrs Paris 1971 Renouveau du Syndicalisme Etudiant ð

Ê

FEDERATION DES ASSOCIATIONS GENERALES ETUDIANTES D'ILE-DE-FRANCE

COMMUNIQUE DE PRESSE

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Le dossier sur la prŽtendue rŽunification
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Nous avons participŽ ce week-end ˆ Orsay ˆ ce qu'on nous a prŽsentŽ comme le 80e congrs de l'UNEF.

Ce "congrs" n'a pas ŽtŽ prŽparŽ. Alors que le rglement intŽrieur prŽvoit, ˆ fort juste titre, un dŽbat prŽalable dans les AGE ˆ partir de textes publiŽs deux mois ˆ l'avance par la direction nationale, nous avons reu un ersatz de texte et un questionnaire ridicule il y a moins de deux semaines, dont il n'a jamais ŽtŽ question dans les dŽbats du "congrs".

Le dŽcompte des mandats pour ce "congrs" a ŽtŽ totalement truquŽ. Nous avons vu appara”tre des dŽlŽguŽs d'AGE n'existant plus (comme Caen et Le Mans, officiellement dŽsaffiliŽes) ou n'ayant jamais existŽ. Cas le plus ahurissant: Christophe Faverjon, membre du BN de 1993 ˆ 99, ancien Žlu au CNESER, ancien trŽsorier, a votŽ en tant que reprŽsentant d'une AGE du CNED. L'AGE de Paris VIII Žtait reprŽsentŽe par 43 dŽlŽguŽs, correspondant ˆ plus de 800 adhŽrents revendiquŽs, alors qu'elle n'a obtenu que 200 voix aux dernires Žlections dans cette UniversitŽ, lui donnant quatre Žlus. (A titre de comparaison, la FAEB-UNEF prŽsente et ayant des Žlus dans les quatre AGE bordelaises, n'a eu que 6 dŽlŽguŽs). Ont ŽtŽ ajoutŽs ˆ certaines dŽlŽgations (Paris III, Paris V) des dŽlŽguŽs dont il n'avait pas ŽtŽ question au congrs d'AGE. Pour corser l'addition, la Commission de Contr™le a remis des mandats ˆ des membres du BN non dŽlŽguŽs par leurs AGE au motif que le "congrs" Žtait extraordinaire.

Les dŽbats de ce "congrs" ont ŽtŽ dŽlibŽrŽment ŽcourtŽs et perturbŽs. Il n'a ŽtŽ ouvert qu'ˆ 18 heures samedi en raison des manþuvres d'obstruction du prŽsident de la Commission de Contr™le, StŽphane Bonnery, dont la plus flagrante est la tentative d'invalider la dŽlŽgation de Lyon sur la base d'une calomnie gratuite.

MalgrŽ tout cela, les dŽbats ont clairement fait appara”tre que la direction qui avait convoquŽ ce "congrs" pour lui faire voter la fin de l'UNEF par sa participation ˆ un congrs de fusion avec l'UNEF-ID en dŽcembre se heurtait au refus de toutes les AGE rŽellement existantes, exceptŽe celle, trs divisŽe, de Paris VIII. A la reprise des dŽbats dimanche ˆ 15 heures, il Žtait clair qu'elle serait mise en minoritŽ sur ce point.

Elle a choisi pour Žviter cela d'empcher que fžt soumis au vote ce pour quoi elle avait convoquŽ le "congrs". Karine Delpas a lu un texte flou et contradictoire, redŽfinissant le congrs prŽvu en dŽcembre comme des "Etats gŽnŽraux pouvant dŽboucher sur un congrs de fondation", o certains dŽlŽguŽs ont vu le rejet de la rŽunification, d'autres, dont nous Žtions, sa dissimulation.

La garantie qu'avait demandŽe Laurent Frajerman au nom de la dŽlŽgation de Paris I, la phrase "Ce congrs de l'UNEF ne sera pas le dernier", a ŽtŽ donnŽe oralement par Karine Delpas, mais ne figure pas dans ce texte, qui a finalement ŽtŽ adoptŽ dans la confusion.

Dans une confusion croissante, Karine Delpas a refusŽ de donner la parole ˆ Philippe Lieutaud (Paris IV) qui souhaitait mettre aux voix un texte contenant cette garantie. Aprs un dernier vote truquŽ, contradictoire entre deux propositions, l'une de Clermont, l'autre de Paris I, qui ne l'Žtaient manifestement pas, Karine Delpas et StŽphane Bonnery ont dŽclarŽ la fin du "congrs", et fait exŽcuter cette dŽcision par le service d'ordre.

La question du renouvellement du BN, prŽvue par l'ordre du jour votŽ le matin, n'a donc pas ŽtŽ abordŽe: cela suffit ˆ confirmer que ce "congrs" n'Žtait pas le 80e congrs de l'Union nationale. Nous avions depuis le dernier collectif national (cf. notre communiquŽ du 25 septembre) jugŽ que le BN Žtait illŽgitime. Il est dŽsormais autoproclamŽ, aprs avoir ŽchouŽ dans sa tentative de faire voter la fin de l'UNEF par une rŽunion pourtant truquŽe au-delˆ de ce qui Žtait imaginable.

C'est la leon essentielle de ce week-end: l'UNEF veut vivre.

Nous continuerons ˆ la faire vivre sur nos universitŽs, pour y dŽfendre au quotidien les intŽrts de leurs Žtudiants, dans la recherche de l'unitŽ d'action avec toute organisation partageant cet objectif.

Nous travaillerons ˆ faire avancer le dŽbat pour qu'elle se dote au niveau national d'une direction reprŽsentative de l'ensemble des AGE qui la font vivre, en lieu et place de la direction nationale autoproclamŽe qui vient d'Žchouer ˆ la faire mourir.

Nous suivrons avec intŽrt les Žventuels efforts de la direction nationale autoproclamŽe pour rŽsoudre la flagrante contradiction entre ce qu'elle avait promis ˆ l'UNEF-ID, et laissŽ publier par elle dans un quatre-pages scandaleux portant notre logo, et ce qui ressort du "congrs". De ce qu'elle fera finalement en dŽcembre, nous tirerons toutes les consŽquences.

Nous poursuivrons en Ile-de-France la structuration de la FAGIF, dont nous avons dŽcidŽ la renaissance en juin. Nous appelons touts les camarades qui veulent faire vivre l'UNEF dans notre rŽgion ˆ y travailler avec nous.

Nous gardons comme objectif la tenue d'un vŽritable 80e congrs de l'Union nationale, dans la perspective de rassemblement syndical dŽfinie par l'appel d'Antony.

En Sorbonne, ˆ Tolbiac, ˆ Evry et ˆ CrŽteil, le 13 novembre 2000

UNEF Paris IV (AGEPS), UNEF Paris I,
AGEE UNEF (Evry), UNEF Paris XII